Au début des années 1960, l’art cinétique s’impose en Europe avec un double crédo : déstabiliser la perception et démocratiser l’art. Peintures à illusions d’optique, reliefs à lumière motorisés, et environnements à vertige bousculent la perception. Baptisé « Op Art » en 1964, cet art d’avant-garde rencontre un succès populaire retentissant, au point de connaître un phénomène de récupération inédit.L’exposition plonge le visiteur au sein de cette histoire passionnelle entre deux arts, ponctuée de persiflages et d’incompréhensions, de sublimation réciproque, d’enfantements pop ou baroques, de collaborations ou de plagiat. A travers près de 30 films, 150 œuvres et documents, elle explore l’origine comme les non-dits de cette fascination prédatrice .Visite avec Hélène Guenin.